Confraternelle confrontation

Une réunion en fin d’après-midi, pour discuter, de manière confraternelle bien sur, de la grippe et du vaccin.

On détaille les informations sur l’organisation de la vaccination, la prise en charge de nos patients…..

– Et puis au fait, vous le conseillez ce vaccin ?

– Ho ça non, tout cela pour une grippette. Je ne me laisserai pas manipuler !

Je vois rouge. J’oscille entre incrédulités de ce que je viens d’entendre de la part d’un professionnel et la forte probabilité d’avoir un trouble de l’audition brutal.

Mais non. Rien de tout cela. Et mon « confrère » de continuer à détailler les risques du vaccin et le peu de morts de la « grippette » rejoint dans la foulée par un deuxième.

Le temps de sortir de ma stupeur, un autre camarade lui a déjà sauté sur le paletot. Le ton monte entre argumentation fallacieuse et déontologie chevaleresque. Hypocrate aurait été fier !!!

Je me penche vers les deux sceptiques et, toujours avec ce calme qui me caractérise (si si!), leur demande d’où viennent leurs informations.

Un blanc, la gêne s’installe…

Je leur cite les miennes : Société Francaise d’Infectiologie, The Lancet, New England Journal of Medicine, Critical Care…..

En face, le néant…

Je décris ces études montrant la gravité réelle bien que difficilement déterminable de cette grippe selon les expériences américaines et australiennes, cette étude sur les effets secondaires de l’injection d’eau stérile (original), les études sur les adjuvants et les conservateurs rassurantes bien qu’imparfaites…

Toujours rien en face…enfin si, une réaction, allant dans notre sens, un article de la revue PRESCRIRE (revue française sur les médicaments d’une rigueur sans faille et surtout sans publicité pour les laboratoires pharmaceutiques). Cet article reconnait l’innocuité des vaccins pandémiques même s’il conseille certaines modifications dans la présentation et sa diffusion.

On se lève. On se serre la main puis on s’en va.

Je ne suis pas certain d’avoir pu les faire changer totalement d’avis. Peut-être, simplement insinuer le doute dans la désinformation ambiante. Ce n’est déjà pas si mal.

Dans notre petite assemblée, plus des deux tiers vont se faire vacciner, le restant va réfléchir…

Il serait temps…

L'actu en patate - Faut-il se faire vacciner ?
L’actu en patate – Faut-il se faire vacciner ?

Merci à http://vidberg.blog.lemonde.fr/

4 réflexions au sujet de “Confraternelle confrontation”

  1. Et bien c’est un peu près la même chose que j’ai entendue la semaine dernière. J’ai un ami dont l’épouse souffre d’un grave problème aux poumons (j’ai oublié le nom mais elle doit recevoir un liquide directement dedans pour dégager les bronches) et ils sont bien sûr allés voir le grand spécialiste de l’hôpital bordelais qui la suit.
    Réponse du professeur : non, on ne sait pas ce qu’il y a dans ce vaccin alors on évite !

    Je suis outrée d’entendre parler comme ça un spécialiste, on croirait entendre un pilier de comptoir ou une discussion au marché ou des ados qui parlent entre eux. C’est inadmissible de sa part !!!

    J’ai dit à mon ami que j’espérais pour sa femme qu’ils avaient pris la bonne décision (elle travaille à l’université) mais mon ami reste inquiet car il doute et il craint pour la santé de sa femme.

    Valérie

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  2. En réalité, ce qui m’énerve n’est pas d’être pour ou contre, chacun doit décider en conscience. MAIS, et c’est là le point important, il doit pouvoir le faire en toute connaissance de cause. Or, voir lors de cette réunion un médecin nous asséner des vérités (que ces patients n’auraient pas remis en cause!) alors qu’il n’a même pas pris le temps de vérifier ses informations est juste incompréhensible.
    Pour le cas particulier de ton ami, cela est plus complexe. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas, il est tout à fait possible que la maladie de son épouse soit une contre-indication au vaccin.
    J’ose imaginer qu’un professeur agrégé d’un CHU a pris lui le temps de se renseigner même si les propos que tu rapportes semblent vouloir prouver le contraire….
    En cas de doute, le médecin traitant reste, à mon sens (mais j’ai quand même un peu de parti pris 😉 ), le recours pour répondre aux questions et inquiétudes dans une réelle relation de confiance.

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  3. oui je comprends mais c’est surtout l’argumentation (on ne sait pas ce qu’il y a dans le vaccin) qui m’a surprise plutôt que de signaler que pour telles raisons médicales, il n’est pas préférable de la faire vacciner, choses qui peuvent bien sûr se comprendre. Alors que là, l’incertitude persiste pour le patient.

    Quand on me pose la question si on doit se faire vacciner, je réponds de toutes façons parlez-en avec votre médecin. Après les gens font leur choix même si leur médecin leur a conseillé de se faire vacciner, mais en toutes connaissances de cause.

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    • Tout à fait d’accord. C’est le travail d’un médecin de se renseigner pour conseiller et soigner son patient. L’argumentation « on ne sait rien » était valable en septembre (c’était la mienne d’ailleurs), mais plus maintenant.
      Je comprends que certains médecins, débordés par leur travail, n’aient pas le temps de se renseigner, c’est bien le but de ces réunions de partager nos informations et nos connaissances. Encore faut-il venir avec modestie en reconnaissant que l’on ne maitrise pas l’ensemble du sujet.

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