Le Routard du Switcheur : l’accés à Internet

Je suis coupable ! Coupable, impardonnable, honteux……..bon OK c’est mérité. J’ai brutalement et sans préavis arrêté la série le routard du switcheur. On va faire l’économie des explications en bois (d’autant que je suis pas sur d’en avoir à proposer). Je reprends donc aujourd’hui avec toutes mes excuses.

DONC ! On a vu précédemment ici les paramétrages réseau afin d’accéder à internet. Dans la majorité des cas, votre fournisseur d’accès vous proposera une notice détaillant l’accès à Internet et son paramétrage sur votre Mac (si ce n’est pas le cas, Google est votre ami). Je considère donc que c’est déjà réglé.

Alors, quels particularismes y a t’il entre Windows et Mac concernant l’accès à la toile ?

Vraiment pas grand-chose ce qui est en somme logique, Internet étant par construction multiplateforme. Aux temps antédiluviens des débuts de l’ADSL, les modems étaient en USB ce qui impliquait que l’installation sur Mac (ou Linux d’ailleurs) était soumise à la disponibilité de pilotes. Cette glorieuse époque étant définitivement révolue, la plupart pour ne pas dire toutes les connexions sont assurées par des connexions Ethernet. De plus, que ce soit sur Mac OS ou sur Windows, de nombreux protocoles de transfert des données différents étaient utilisés, les choses sont plus claires maintenant, tout le monde utilisant de base le protocole Internet (TCP/IP). On l’a vu, il existe une petite astuce sur votre Mac qui vous permet de paramétrer différentes connexions réseau selon par exemple votre localisation et de basculer rapidement d’une connexion à l’autre par le menu Pomme. Voir ICI.

Quels protocoles sont disponibles sur Mac ?

De quoi il cause ? Rapide survol : Internet est un agrégat de protocoles de transmission de données. Comment ça, je suis pas clair ? Bon, très simplement lorsque vous utilisez Internet, vous utilisez des protocoles qui vous permettent d’utiliser les ressources du réseau. Par exemple, le protocole HTTP permet de surfer sur des sites web, le protocole FTP permet de transférer des fichiers, les protocoles POP, SMTP et IMAP servent à fournir à chacun le service mail, le protocole IRC servait à l’origine au chat…..ainsi de suite. Au final, la question est de savoir si on trouvera sur notre Mac tous les protocoles réseau utilisés sur Internet afin simplement de pouvoir utiliser les services qui y sont associés. La réponse est bien évidemment OUI.

Quels programmes pour surfer ?

On a donc accès à ces protocoles, mais avec quels programmes ? Il y a quelques différences entre Mac OS et Windows.

Tout d’abord, Internet Explorer n’existe plus sur Mac OS depuis plusieurs années et les webmasters en sont bien heureux. Petite parenthèse, même sous Windows, PAR PITIÉ, abandonnez Internet Explorer ! Ce navigateur catastrophique en terme de respect des normes Internet (même si la version 8 améliore un peu les choses) n’apporte aucune plus value en terme de sécurité avec des performances en bernes. La récente crise entre Google et la Chine a même amené l’Europe à déconseiller l’utilisation d’Internet Explorer (en cause des trous de sécurités comblés depuis, mais bon.,.) Bref, pas d’Internet Explorer, mais bien évidemment Safari,le navigateur d’Apple, ainsi que Firefox et depuis la fin d’année Google Chrome en version Béta (prudence donc). Par ailleurs, mais je ne les ai pas testé, on trouvera une version Mac d’Opéra ainsi que quelques navigateurs spécifiques comme Camino qui repose sur le moteur de Firefox. Je rajoute un navigateur qui me plait, mais alors énormément malgré sa très grande simplicité, il s’agit de Stainless. D’une très grande légèreté que ce soit au chargement ou lors de la navigation, il utilise le principe de processus séparés en mémoire pour chaque onglet ouvert comme le fait Chrome. Résultat, en cas de plantage grâce à notre amis Flash, seul le site en cause plante, le restant étant accessible.

Lequel choisir ?

À vous de voir. Personnellement, j’utilisais Firefox déjà sur Windows, j’ai donc basculé naturellement dessus sur Mac OS. Cependant, j’utilise de plus en plus Safari que je trouve plus léger et plus performant. Cependant pour lui aussi, au fur et à mesure, je trouve de nombreux ralentissements qui on tendance à me taper sur les nerfs. De plus et contrairement à Firefox, il n’accepte pas les plug-ins sauf certains programmes comme Evernote ou 1Password donc une moindre capacité à évoluer. À coté de ces deux poids lourds, Google Chrome a de très beaux atours même en version Béta. Léger, il est d’une rapidité redoutable pour afficher les sites complexes, il bénéficie de modules externes qui lui permettront d’évoluer au fil du temps selon les besoins de chaque utilisateur, chaque onglet ouvert utilise un processus différent en mémoire apportant les avantages décrit un peu plus haut. Bref, Google tape très fort en attendant la version finale de Chrome sur Mac et la réaction de la Fondation Mozilla (Firefox) et d’Apple. L’un des derniers navigateurs web historiques est Opéra que l’on retrouve sur Mac de la même façon que sur Windows. J’utilise peu Opéra, voir pas du tout. Probablement une erreur, car la version 10 est l’une des plus strictes dans le respect des standards du web (100% au test ACID), se montre particulièrement rapide à l’affichage (le plus rapide ?), il intègre des fonctionnalités originales comme un client bittorrent, un client Mail intégré, un serveur web et de partage de fichier inclus dans la technologie « Unite » décrite ici. Pour en finir avec Opéra, la version 10,5 semble particulièrement prometteuse encore plus rapide, supportant la nouvelle norme HTML 5…. Bref à suivre avec un grand intérêt. À coté de cela, il y a Stainless qui, comme je l’ai décrit plus haut, me séduit par sa grande simplicité, ses performances et sa stabilité.

Flash l’ennemi intime ?

Si vous avez suivi dernièrement les discussions autour de l’Ipad, vous avez probablement entendu la polémique qui entoure l’absence de Flash sur cette plateforme. Rapidement, Flash d’Adobe permet de créer des animations de sites, des jeux, des sites entiers mais aussi et surtout des vidéos (Youtube, DailyMotion, Viméo…). Or, il semblerai selon Steve Jobs lui même que Flash n’est pas optimisé suffisamment pour le Mac et ralenti tout (ICI et partout ailleurs…). Sans prendre parti, je suis assez d’accord avec lui et vous renvoie à cet article de MacStyle que j’avais déjà cité ici pour avoir le choix d’afficher les animations Flash ou pas. Après plusieurs mois d’utilisation de ce plug-in miraculeux, l’évidence s’impose à moi : la vie sans Flash existe et n’en est que meilleure. A vous de voir donc…

Et le mail dans tout ça ?

Concernant les programmes de gestion d’e-mail, point d’Outlook Express ou autre Windows Mail, mais simplement Mail d’Apple. Comme Firefox, vous pouvez retrouver Thunderbird, le client mail de la fondation Mozilla, qui vient de sortir en version 3. Personnellement, j’utilisais ce logiciel sous Windows, mais je suis passé plus à une gestion en ligne grâce à Gmail. Il existe de nombreux autres programmes disponibles que je ne détaillerai pas ici pour la simple raison qu’à mon avis, un switcheur basculera sur un de ces deux logiciels préférentiellement. Concernant Mail, il est évident que son intégration à Mac OS est la plus poussée, mais avec des choix parfois déroutants. Par exemple, Apple a séparé en trois applications ce que l’on pouvait retrouver sous un seul programme : les mails sont gérés dans Mail, tout ce qui agenda est géré dans iCal et pour finir le carnet d’adresses est géré dans l’application Carnet d’Adresse. Toutes ces applications, bien qu’indépendantes les unes des autres, sont interconnectées et travaillent de manière parfaite en synergie. Concernant Thunderbird, ce dernier gère comme sous Windows à la fois la partie mail et la partie carnet d’adresses dans une seule interface. Les switcheurs utilisant Firefox et Thunderbird auront tout intérêt à garder ces logiciels au moins pour commencer, d’autant que l’importation des données y est simple. De plus, il retrouvera une interface qu’il connaît et que donc, normalement, il maîtrisera immédiatement. Concernant les fonctionnalités de chacune de ses applications, il n’y a pas réellement de différence. Elles savent toutes gérer et paramétrer automatiquement vos comptes créés sur Yahoo, Gmail ou autre. Thunderbird comme Mail font fonction de lecteur de flux RSS. Elles savent gérer les newsgroups, le multicompte, le protocole POP et IMAP (pour les connaisseurs). Il y aurait de quoi faire un tutoriel vidéo sur l’utilisation de Mail (peut-être bientôt). Je vais simplement signaler les quelques différences. Premièrement, une partie des champs que l’on a l’habitude de voir sur la fenêtre de création de message ne sont pas affichés, sachez aller dans le menu Présentation pour active les champs Cci ou Priorité. On retrouve la volonté permanente d’Apple de proposer des logiciels d’un accès simple et centré initialement sur l’essentiel. Deuxièmement, Mail ne permet pas l’envoi d’accusés de réception. C’est donc un élément à prendre en compte dans le choix du logiciel. Mail possède une fonction TRÈS INTÉRESSANTE pour les accros du « je ne jette rien ». Nous avons déjà parlé de Spotlight, cet utilitaire d’indexation des fichiers disponible à tout moment en haut à droite de votre écran. Mail contient non seulement une fenêtre de recherche Spotlight ultra performante, mais en plus il permettra l’indexation directe de vos mails (adresses, objet, contenu…) afin de retrouver directement un courrier sans être obligé de lancer Mail en utilisant simplement l’outil Spotlight de la barre de menu. Je crois l’avoir déjà dit, mais n’oubliez jamais que Spotlight est votre meilleur ami. En dehors de cela, Mail possède un intérêt particulier avec la création des boites aux lettres intelligentes qui fonctionnent comme les dossiers intelligents du Finder que l’on a déjà décrit. Ces boites aux lettres intelligentes viennent en plus de la possibilité d’appliquer des règles de tri au courrier entrant comme sur n’importe quel programme d’email un tant soit peu évolué. Pour conclure sur les programmes de gestion de courriel, je n’ai vraiment pas de préférence et aucun ne semble pour moi se détacher SAUF la fonction Spotlight de Mail qui a de nombreuses fois sauvé la mise à ma bien-aimée lorsqu’elle partait avec son équipement de spéléologie à la recherche d’un mail dans ses 5 Gigas et quelques de courrier.

Le chat bien sur

L’un des protocoles les plus utilisés sur Internet est le Chat et/ou la messagerie instantanée. Votre Mac est livré de base avec l’application iChat qui permet non seulement de discuter entre personnes utilisant iChat mais qui se trouve également compatible avec le protocole Jabber (protocole open source) utilisés notamment par Google Talk. Concernant les autres protocoles (MSN, Yahoo…..), je vous renvoie vers l’excellent logiciel ADIUM qui sait prendre en charge la plupart des réseaux de messagerie instantanée. Concernant la vidéoconférence, iChat sait la faire avec son propre protocole. La vidéoconférence offerte par GTalk est disponible en passant par le plug-in de Google et Firefox (personnellement je vous conseille Gtalk en cas de connexion un peu lente, la vidéo semble plus fluide que sous iChat). Skype est également disponible sur Mac OS (avec un peu de retard sur les versions par rapport au PC…) offrant la vidéoconférence ainsi que la téléphonie sur IP.

Les réseaux sociaux ?

Twitter et Facebook sont bien évidemment disponibles sur Mac au travers de vos navigateurs, mais aussi grâce à des applications autonomes qui sont légions sous les pommiers. Laquelle choisir ? Tout dépend de ce que vous voulez faire. Entre lourdeurs de l’interface (Tweetdeck), fonctionnalités manquantes (Twitterific), plantages (Nambu en attendant avec impatience la prochaine version prometteuse)…… j’ai choisi d’utiliser Socialite. L’interface est simple, claire, les fonctions sont toutes présentes et elle est la seule à gérer Twitter, les flux RSS ET Facebook dans une seule fenêtre. Tout cela n’est bien évidemment que mon avis et chacun se fera son idée devant le nombre d’applications disponibles.

Le reste…

Pour terminer, en vrac, sachez qu’il persiste UN problème sur Mac OS pour la lecture d’un type de fichier multimédia disponible sur Internet : les Windows Media avec DRM. Point de lecteur Windows Média Player sur Mac, cependant vous pourrez (et à mon sens devrez) installer le plug-in gratuit « Flip 4 Mac » qui permet de lire les fichiers Windows Media qu’ils soient audio ou vidéo.  Cela se corse avec les fichiers protégés par DRM car seul Windows Média Player sait les utiliser. Seule solution dans ce cadre : la virtualisation ou le redémarrage sous Windows. Cela arrive rarement de ne pas avoir d’autre solution pour obtenir un fichier à un autre format (pour les abonnés à Canal Plus, sachez que Canal plus à la demande n’est compatible que Windows à cause de ce problème de DRM). Pour les abonnés à Free, la TV est disponible classiquement au travers de VLC mais aussi grâce à iMagneto en remplacement dADSL TV et consorts.Concernant les logiciels FTP, on retrouve sur Mac l’excellent logiciel open source Filezilla. Vous pouvez également, si vous souhaitez avoir une interface plus orientée Mac, vous tournez vers les logiciels gratuits CyberDuck (gratuit) ou bien vers Flow (payant).

Pour conclure

On a rapidement brossé dans ce chapitre les différents programmes disponibles sur Mac pour accéder aux utilisations classiques d’Internet sans pouvoir envisager toutes les possibilités. Vous pourrez accéder sur votre Mac à toutes les ressources d’Internet, le seule différence réside dans les logiciels disponibles pour y accéder. Si vous avez des questions particulières, les commentaires sont là pour cela, je répondrai dans la limite de mes moyens. En dehors de l’absence (bienvenue!!!) d’Internet Explorer, vous trouverez de nombreux programmes communs au monde Mac et PC provenant souvent de la communauté OpenSource. Pour ceux qui souhaiteraient éviter de perdre du temps à s’approprier de nouvelles interfaces, il me semble que la solution proposée par la fondation Mozilla avec Firefox et Thunderbird est la meilleure des solutions. Si vous souhaitez vous ouvrir complètement au monde Mac, Safari et Mail sont un excellent choix tout en restant vigilants avec les challengers qui poussent à la porte.

Prochaine étape, la sécurité (parce que même sur Mac il faut en parler).

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