Vaccins H1N1 encore et toujours

Décidément, c’est une attaque en règle contre ce pauvre vaccin grippal H1N1 qui souffre déjà assez de ne pas protéger d’une maladie « suffisamment mortelle ».

Ne voila t’ il pas que l’on apprend que l’un des conseillers du gouvernement concernant la lutte contre la pandémie H1N1 travaille également pour un des laboratoires fabriquant le vaccin (source Le Parisien).

Ça, c’est du scoop !!!

Donc, sous-entendu bien sûr, la campagne de vaccination ne serait due qu’à l’intervention de ce conseiller auprès du ministère de la Santé. Les journalistes ont bien raison. Faisons fi de tout ce qui se décide dans les autres pays occidentaux, oublions l’avis de l’OMS, fustigeons les conclusions de la commission d’experts mondiaux concluant à une vaccination la plus large possible, tous des pourris à la solde du grand capital pharmaceutique!!!!

Je ne reviendrai pas sur les risques du vaccin que j’ai abordé dans un précédent billet.

Peut être serait il temps de considérer les laboratoires pharmaceutiques comme des sociétés faisant (et voulant faire) des bénéfices, mais sans elles pas de vaccin, de médicaments, de nouvelles techniques de diagnostique…

La vraie question est de savoir si la vaccination massive proposée (et j’insiste « proposée ») par le gouvernement est justifiée par d’autres raisons que la volonté de renflouer les caisses de SANOFI, GSK et compagnie.

Voyons ça.

La létalité

On pense que la létalité (nombre de décès parmi les sujets atteints par la grippe) du virus H1N1 est proche de celle d’un virus saisonnier. Les données sont encore partielles et difficiles à vérifier du fait de la brutalité de la pandémie et donc de la difficulté de récupérer des données fiables. Les taux évoluent de 0,1 % à plus de 14 % ! Personne donc actuellement ne peut annoncer de taux de létalité officiel en dehors de l’OMS et cette dernière ne s’y risque pas (en tout cas pas à ce jour dans son dernier bulletin). On ne peut donc pas regarder de ce côté pour justifier la campagne en cours.

Par contre, la majorité de la population mondiale n’a jamais rencontré ce virus. Nous ne sommes donc pas protégé ne serait-ce que partiellement vis à vis de cette grippe. Cela implique une diffusion très large du virus et un nombre de malades très important (on évoque 50 % de la population dans les pays industrialisés du fait de la promiscuité dans les villes). Le problème réside bien la.

Une létalité de 0,1 % (c’est celle attribuée au virus grippal saisonnier) pour 100 000 cas engendre 100 décès. Pour une population de 60 millions de personnes contaminée à 50 %, on arrive à 30 000 décès.

Pour mémoire, il faut rappeler que la canicule de 2003 avait fait officiellement de 19 490 morts et que n’a t’on dit, cet été là, sur l’incurie du gouvernement. Peut-être faut-il envisager cette campagne de vaccination comme la réplique tardive du séisme de la canicule voire même du sang contaminé ?

Les antiviraux

Actuellement, nous disposons de deux antiviraux (oseltamivir ou zanamivir). Je dis bien deux et seulement deux. Ces traitements ont démontré leur utilité surtout pour prévenir les cas graves. Mais comme tout traitement, les virus s’adaptent et des résistances apparaissent (source OMS). Bien évidement, ces mêmes laboratoires cherchent probablement de nouvelles molécules actives, mais rien de nouveau pour le moment. La vaccination, elle, est spécifique d’un virus et n’entraine pas de résistance.

La question est donc : vaut-il mieux un vaccin avec un arsenal de médicament réduit mais efficace en cas de complications ou bien pas de vaccins et plus de traitement du tout du fait des résistances secondaires à l’utilisation massive des antiviraux ?

La campagne de vaccination

Alors, pour ou contre le vaccin, un gouvernement sous influence ou pas, peu importe. Il convient que chacun ait les informations pour se décider en connaissance de cause et surtout savoir ce que l’on sait, mais aussi ce que l’on ne sait pas. Le site de l’OMS est pour moi la référence et est ouvert à tous.

Je suis d’accord avec les déclarations de Jean-Marie Le Guen, il serait temps de ramener dans cette campagne un peu de sérénité en ne se basant que sur les faits sans céder aux sirènes conspirationnistes et autres dérives sectaires.

Voyons les faits, encore les faits, rien que les faits…

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